Vous l'avez sans doute remarqué, le "GPS" du nouvel iPhone 3G suscite bien des discussions dans les différents forums: pas fiable, pas utilisable, impossible de s'en servir pour la navigation, etc...
En fait, après mûre réflexion, il semble que le problème vient tout simplement d'une mésentente linguistique. Techniquement, le terme GPS ne devrait être utilisé que pour désigner la puce électronique qui reçoit les signaux satellites du système de positionnement mondial et les décode. Mais le mot “GPS” a rapidement été associé aux “récepteurs GPS”, appareils équipés d'une puce GPS avec une antenne et éventuellement d'un écran sur lequel on visualise rapidement sa position sur une carte, dans un véhicule en déplacement par exemple. Ce terme fait donc partie des dizaines d'autres dont le sens original a été plus ou moins dévié de la réalité.
Donc notre iPhone est bien équipé d'une puce GPS... mais ce n'est pas (encore?) un GPS, dans le sens populaire du terme. D'ailleurs on s'en rend bien compte avec les nombreuses applications développées et disponibles sur l'App Store et qui l'utilise... mais pas forcément pour montrer sa position sur une carte (pour la météo, pour signaler des commerces aux alentours, pour se retrouver, pour jouer au géocaching, etc...).
C'est un peu la même chose avec les nouveaux modèles de détecteurs de radars qui sont en vente depuis quelques semaines. Certains ressemblent à une clé USB et ne possèdent que deux lumières rouge ou verte. Et pourtant, ils intègrent bien une puce GPS, mais n'ont pas d'écran pour voir une carte. La puce ne fait que donner la position du détecteur et ce dernier détermine alors si un radar est répertorié pas loin. D'ailleurs, il est fort probable que quelqu'un soit déjà en train de développer une application qui ferait le même travail avec un iPhone 3G, puisque la puce GPS est déjà intégrée: le 3G détecteur de radars!
Mais quand quelque chose est bien ancré dans la croyance populaire, il est plutôt difficile de le faire changer...




